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lundi 12 août 2013

IMMOBILIER: ON NE RESOUDRA PAS LA CRISE EN OPPOSANT LES GENRES

mardi 25 septembre 2012 à 11h40

Immobilier : "On ne résoudra pas la crise en opposant les genres"

 
Bernard Cadeau, président d'OrpiBernard Cadeau, président d'Orpi (©dr)

Bernard Cadeau, le président du réseau immobilier Orpi, s'explique sur les raisons du blocage du marché immobilier, et donne son avis sur la politique immobilière du gouvernement Ayrault.

(LaVieImmo.com) - Le point de conjoncture de rentrée de Orpi montre des vendeurs déconnectés de la réalité. Diriez-vous que ce sont eux qui sont responsable du blocage de marché que vous évoquez ?

Bernard Cadeau : Nous faisons face à un marché pour le moins paradoxal, marqué par un déséquilibre structurel croissant entre offre et demande de logements, mais sur lequel les ajustements par le prix ne se font pas, ou du moins très lentement. En préparant notre baromètre, nous avons constaté que l’offre de biens immobiliers est assez nettement excédentaire sur le marché des maisons, mais structurellement déficitaire sur celui des appartements. On observe pourtant sur ces deux segments la même tendance à la résistance, voire à la légère hausse des prix. Soit une situation contraire à la logique, qui s’explique par la conjonction de deux phénomènes : d’un côté, on trouve un nombre important de vendeurs qui ont encore en tête des prix qu’ils ont vu pratiquer il y a douze à dix-huit mois, tandis que l’autre, un grand nombre d’acheteurs potentiels, pourtant bien décidés à réaliser une opération immobilière, n’ont pas les moyens de mener leur projet à bien – parce que leur pouvoir d’achat baisse, que les prix ont beaucoup augmenté et que les banques prêtent moins, et sur des durées plus courtes qu’il y a quelques mois. Logiquement, on se trouve dans une situation de blocage…

Qui pourrait se solder par une baisse de prix ?

Bernard Cadeau : Ce qui est certain, c’est que cette situation ne peut pas durer éternellement. En moyenne nationale, au premier semestre, les biens immobiliers vendus par Orpi sont restés 92 jours sur le marché. Soit 22 de plus (+30 %) qu’à la même période de l’année dernière. Il ne fait pas de doute que le cap symbolique des 100 jours sera bientôt franchi. Dans ce contexte, et même si – c’est important de le préciser ! - les bons produits mis en vente au bon prix continuent de se vendre en quelques jours, il faudra bien que les vendeurs qui se montrent encore réticents se mettent au diapason. D’un autre côté, malgré la lenteur des procédures, on peut espérer que le gouvernement mettra en place de nouveaux dispositifs à même de soutenir la demande des primo-accédants menacés de disparition depuis la suppression du PTZ+ dans l’ancien, ou des investisseurs. Les contours du successeur du Scellier viennent d’être dévoilés… Espérons que le futur dispositif sera bien mis en place dès le début de l’année prochaine, et suffisamment puissant pour soutenir le secteur.

Cécile Duflot a promis une loi sur le logement pour le printemps 2013…

Bernard Cadeau : Madame Duflot a beau multiplier les annonces, elle n’a pas encore dépassé le stade des promesses. Ce qu’il faut, ce sont de vraies réformes structurelles. Des réformes ambitieuses, claires et durables. Le secteur a déjà trop souffert de l’empilement de mesures de courte durée. Plus généralement, je suis assez frappé par le parti pris adopté le nouveau ministère de segmenter les types de logements. Certes, la crise actuelle nécessite qu’on soutienne le secteur social, mais pas uniquement. On ne résoudra rien en opposant les genres. Ce qu’il faut, c’est une recette globale, qui englobe à la fois les secteurs social et libre, le neuf comme l’ancien.

La ministre a récemment pris l’engagement de s’attaquer aux abus de certains agents immobiliers. Que répondez-vous à cela ?

Bernard Cadeau : Que si des abus existent, il est normal de les sanctionner. Chez Orpi, nous accordons une place primordiale à la formation de nos collaborateurs, tant initiale que continue. Par ailleurs, chacune des agences du réseau est inspectée une fois par an par un enquêteur mystère qui évalue la qualité de son service aux clients. Il en va de notre image de marque. Je ne suis pas persuadé qu’il soit du ressort de la loi de s’occuper de cette question, et encore moins que la solution à la crise du logement passe par un plus grand encadrement de la profession d’agent immobilier….

Jean-François Buet a récemment estimé que 5 à 10 000 emplois pourraient être supprimés cette année au sein des réseaux immobiliers. Partagez-vous cette crainte ?

Bernard Cadeau : Ces estimations concernent les adhérents Fnaim, je ne suis pas à même de les commenter. Je sais que chez Orpi, nous terminerons l’année avec plus de créations que de fermetures d’agences, et qu’aucun plan de licenciement n’est en cours. Cela dit, si lemarché immobilier devait rester bloqué encore plusieurs mois, si le gouvernement tardait à prendre les mesures qui s’imposent pour soutenir la demande, personne sur le secteur ne pourrait éviter les effets de bord.


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